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Discours

Allocution de S.E.M. Jacques L. Boisson lors du débat général de la 50ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies

Le 4 octobre 1995

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,

Qu'il Me soit tout d'abord permis et c'est avec une gratitude particulière que Je les exprime, d'adresser à votre prédécesseur, Son Excellence Monsieur Amara Essy les plus vifs compliments pour le soin et la rigueur qu'il a apportés à assurer la présidence de la 49ème session de l'Assemblée générale. Ces sentiments s'adressent également au bureau qui a oeuvré à ses côtés.

Avec ses très sincères félicitations à l'intention du nouveau bureau qui vient d'être élu, permettez-Moi, Monsieur le Président, d'exprimer tout le plaisir que la Délégation de la Principauté de Monaco éprouve à voir cette 50ème session de l'Assemblée générale placée sous votre haute autorité.

Le pays que vous représentez, ouvert sur le monde, tolérant, disponible, riche de sa culture et des cultures rencontrées au cours de son histoire, devait être distingué. Notre Assemblée générale en a décidé ainsi. Nous Nous en réjouissons profondément. Votre personnalité, votre grande expérience politique tant au plan national qu'international, votre compétence reconnue et votre dynamisme devraient contribuer à assurer le succès de cette importante session.

Cette importance est d'abord symbolique. Les anniversaires, depuis que l'homme a inventé des calendriers, sont des occasions de célébration et de réjouissance et, comme beaucoup d'orateurs l'ont rappelé avant Moi, de dresser des bilans.

Depuis sa création, Notre Organisation a connu des événements et des phénomènes politiques, économiques, sociaux et culturels très complexes qui rendent tout bilan difficile.

Sa place et son rôle n'ont cessé de croître et de s'imposer depuis cinquante ans. L'attente qu'elle suscite et l'espoir que les peuples placent en elle, peuvent se mesurer par l'ampleur des déceptions et des amertumes qui se manifestent en cas d'insuccès ou de difficultés.

Aux sollicitations permanentes et souvent contradictoires dont elle est régulièrement l'objet, ne s'efforce-t-elle pas toujours de répondre? Ses réponses s'inspirent des valeurs fondamentales qui ont présidé, en 1945, à l'élaboration de sa Charte. Nos Etats, en adhérant aux Nations Unies ont reconnu, ne l'oublions pas, l'universalité de ces valeurs. Nous leur devons fidélité et assistance lorsqu'elles sont en danger. Or, des événements récents, présents dans toutes les mémoires, ont rappelé que ces valeurs n'étaient pas toujours respectées et que la foi dans les droits fondamentaux de l'Homme, dans sa dignité, dans l'inviolabilité de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, ainsi que des Nations, grandes et petites, n'est pas, en permanence partagée. I1 est donc impératif, à l'occasion du Cinquantenaire de Notre Organisation, de les rappeler, à chaque occasion, avec force et conviction, de manière à ce que ces valeurs inspirent chacune de nos résolutions, chacun des textes que Nous adapterons.

Au-delà des Etats que Nous représentons et de leurs intérêts politiques légitimes, ce sont des individus parfois fragiles et malmenés par la pauvreté ou la guerre, qui doivent être les destinataires de la coopération internationale. Notre devoir est de répondre à leurs attentes.

Les perspectives examinées dans ce sens, qu'elles aient trait à l'Organisation dans son ensemble ou à certains de ses organes comme le Conseil de sécurité, sont la preuve de la volonté d'adaptation constante manifestée par la Communauté internationale et de la nécessité, largement pressentie, de rendre l'Organisation plus performante, mieux représentative et plus proche des préoccupations de ses membres.

Nous avons suivi avec intérêt les travaux des groupes de travail constitués à cet effet. Nous avons participé et avancé des suggestions à propos notamment de la représentation équitable au Conseil de sécurité et de l'augmentation du nombre de ses membres.

L'Organisation a augmenté, ces dernières années, le nombre de ses membres d'une manière significative. Elle regroupe l'ensemble, ou presque, des nations de la planète. I1 semble, en conséquence, parfaitement normal que ses instances de décision, notamment le Conseil de sécurité, reflètent cette nouvelle réalité.

C'est parce que le temps du monde fini commence, comme le constatait, avec lucidité, le célèbre écrivain et philosophe français Paul Valéry, que Nous devons redoubler d'efforts et de vigilance pour que l'Organisation soit en mesure de répondre à cette universalité, avec pertinence, dans sa diversité et sa plénitude.

Parallèlement aux réformes de ses instances de décision, l'amélioration du fonctionnement de l'Organisation, la restructuration de ses services doivent impérativement se poursuivre. De gros efforts ont déjà été accomplis. Nous en remercions le Secrétaire général mais également les membres du Secrétariat.

Une amélioration du fonctionnement de l'Organisation doit prendre en compte le renforcement de son multilinguisme. Tout fonctionnaire devrait connaître au moins les deux langues de travail de l'Organisation. L'usage d'une seule langue prive l'Organisation d'une grande richesse. Si l'on veut améliorer l'efficacité du Secrétariat, il convient donc de veiller, en premier lieu, et très sérieusement, à améliorer les capacités linguistiques de ses membres afin qu'ils possèdent une culture et une réelle dimension internationale.

Monsieur le Président,

Comme tous les peuples épris de paix et sa longue histoire en témoigne, le peuple monégasque et le Gouvernement Princier suivent, avec une attention soutenue, les initiatives prises en vue de réduire les armements et transformer la course aux armements, qui a trop longtemps prévalue, en une course aux désarmements. Avec la fin de la guerre froide, on peut espérer que cette option sera confortée et que malgré les difficultés techniques et financières engendrées les processus de désarmement se poursuivront et s'accéléreront.

I1 Nous faut veiller plus que jamais, à ce que le respect des traités et accords internationaux ainsi que du droit international remplace l'équilibre de la terreur, et que le droit soit au service du droit.

C'est dans cet esprit que Nous Nous félicitons, sans réserve, de la prorogation, pour une durée indéterminée, du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. La Principauté était favorable à cette prorogation. C'est donc une nouvelle occasion pour elle de remercier l'ensemble des parties au Traité pour leur décision courageuse, inspirée par la confiance et l'espoir.

L'engagement attendu pour l'automne prochain et déjà annoncé par certaines puissances dont Nous saluons l'initiative, de s'interdire à court terme tous essais d'armes nucléaires, représente une grande avancée pour rendre cette arme de terreur obsolète.

Par ailleurs, le Gouvernement monégasque est particulièrement satisfait des décisions prises dans le cadre de la réunion qui se tient actuellement à Vienne tendant à établir un moratoire dans la fabrication des mines terrestres antipersonnel. Nous espérons vivement que cet exemple sera largement suivi.

La Principauté de Monaco, depuis son entrée à l'ONU co-parraine la résolution relative à l'assistance au déminage. En contribuant financièrement au fonds d'affection volontaire créé à cet effet les plus hautes Autorités de mon pays ont voulu s'associer, concrètement, à sa mise en oeuvre. La Communauté internationale a été justement alarmée par les morts et les mutilations occasionnées par ces mines qui frappent principalement les populations civiles, notamment les enfants.

La délégation monégasque souhaiterait que des progrès significatifs puissent être accomplis au niveau du renforcement de la sécurité et de la coopération dans la région de la Méditerranée dans l'esprit de la résolution 49/81 dont elle était co-auteur, adoptée le 15 décembre 1994.

Elle est également disposée à appuyer toutes initiatives en faveur de la coopération internationale touchant les utilisations pacifiques de l'espace ainsi que celles destinés à développer, en collaboration avec l'UNESCO, les programmes d'éducation et d'information en faveur du désarmement. La formation et la sensibilisation de la jeunesse sur cette question est une garantie fondamentale de paix pour l'avenir.

Si un désarmement général et complet, sans doute encore lointain, peut paraître aujourd'hui utopique à certains, cet objectif doit demeurer Notre ambition.

Car, lorsque les armes s'éveillent, leur puissance et leur pouvoir de destruction sont sans limite.

Cette année, les conflits ont été particulièrement meurtriers.

Des guerres d'un autre temps sont devenues les guerres de Notre temps, elles s'en prennent, brutalement et indistinctement, aux hommes, aux femmes, aux enfants et aux personnes âgées sans défense.

Le Gouvernement Princier, est. en conséquence, résolument en faveur du renforcement de la diplomatie préventive des Nations Unies. Il remercie le Secrétaire général pour les initiatives qu'il a déjà prises, en vue de faciliter le règlement de nombreux différends et éviter l'éclatement ou la prolongation de conflits. Le supplément à l'Agenda pour la paix est une source irremplaçable de réflexions, de suggestions et de solutions judicieuses.

Il n'est plus acceptable que des casques bleus soient malmenés, humiliés, pris en otage, utilisés comme boucliers humains, sans avoir les moyens de se défendre. Ces hommes et ces femmes sont, sans doute, prêts à sacrifier leur vie mais non leur dignité.

C'est plus que jamais le moment de souligner, parce que l'Organisation a été récemment très décriée, combien elle a su contribuer, avec succès, à la solution de différends, parfois très complexes, combien il a fallu de courage, pour prendre certaines décisions et combien il en a fallu également pour mener à bien certaines opérations.

Les espoirs de paix qui Nous viennent du Moyen Orient ou de Bosnie Herzégovine représentent une forme de reconnaissance non négligeable pour ce courage et une invitation à la persévérance et à l'optimisme. Le rapport du Secrétaire général sur l'activité de l'Organisation Nous rappelle, fort opportunément, à ce propos, les 24 actions en cours dans le domaine de la diplomatie préventive, du rétablissement et du maintien de la paix ainsi que les quatre grandes opérations qu'il qualifie de polyvalentes.

La coordination établie au sein du Secrétariat général entre les trois départements concernés par les opérations de maintien de la paix répond aux besoins et aux préoccupations actuelles. Nous Nous en félicitons très vivement.

Lorsque la diplomatie, à bout de ressources, ne peut s'imposer et que le conflit éclate, la barbarie triomphe. Plus aucune loi de la guerre ou du droit humanitaire ne parvient à la maîtriser. Les êtres les plus fragiles, les femmes, les enfants, les vieillards ne sont plus épargnés. Pour leur venir en aide, seul s'impose alors, le recours à l 'assistance humanitaire.

Dans des conditions toujours très difficiles, parfois périlleuses, de nombreuses opérations humanitaires ont été admirablement menées, ces derniers mois. Des hommes et des femmes y ont perdu la vie. Je voudrais M'incliner devant leur souffrance et leur mémoire.

Je souhaite rendre hommage, à ce propos, aux casques bleus ces soldats de la paix mais aussi au Département des affaires humanitaires, au Haut Commissariat pour les réfugiés, à 1'UNICEF ainsi qu'aux nombreuses organisations non gouvernementales, connues ou moins connues, qui ont oeuvré sans relâche, avec constance et ténacité, pour assurer la protection, le ravitaillement, les soins médicaux et sanitaires de populations en dérive frappées par d'impitoyables conflits armés.

La Principauté de Monaco a consacré, cette année un grand pourcentage de ses interventions publiques à des contributions financières dans le domaine humanitaire et social. Elle poursuivra cet effort en souhaitant que les actions entreprises s'éteignent d'elles-mêmes avec la cessation des conflits.

Elle entend, par ailleurs, apporter son concours, dans l 'esprit des suggestions présentées par le Président de la délégation monégasque le Prince Héréditaire Albert lors de la 49ème session de l'Assemblée générale à la réflexion engagée en vue du renforcement de la coordination de l'aide humanitaire d'urgence fournie par l'Organisation.

Les tribunaux internationaux créés à l'initiative des Nations Unies, et destinés à poursuivre les responsables de crimes contre le droit international humanitaire sur les territoires de l'ex-Yougoslavie et du Rwanda, doivent rapidement être mis en mesure de fonctionner pour ne pas décevoir l'espoir placé en eux.

Le projet de Cour criminelle internationale mérite considération et soutien.

L'action humanitaire et le respect du droit international humanitaire que Nous venons d'évoquer sont corollaires, en période de conflit armé, du combat mené par les Nations Unies en faveur du respect général et universel des droits de l'homme.

Depuis la Conférence mondiale sur les droits de l'homme tenue à Vienne, en 1993, des progrès significatifs semblent en cours. Avec des moyens humains et matériels qui sont loin d'être à la hauteur des véritables besoins, le Centre des droits de l'homme, grâce au dévouement et à la grande expérience de ses membres, poursuit ses missions avec succès.

L'accroissement du nombre et la qualité des services consultatifs et d'assistance technique jouent, à Notre sens, un rôle majeur pour que les droits de l'homme passent du concept à la réalité. La présence dans de nombreux pays de spécialistes qui oeuvrent dans des domaines aussi variés que la formation, l'éducation, les réformes législatives ou encore l'information du public est une façon d'ancrer les droits de l'homme et, avec eux, l'Etat de droit dans la société au "quotidien".

L'envoi d'observateurs dans certaines régions troublées du monde est également une excellente initiative. On souhaite la voir se développer, car elle renforce la présence éthique de l'Organisation. La création d'un poste de Haut Commissaire répond à cette même préoccupation et va dans le même sens. Son action mérite aussi d'être encouragée. La coopération internationale pour le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui est une des vocations constitutionnelles de l'Organisation, se voit renforce grâce à ses initiatives.

Les droits catégoriels qui doivent rester universels, comme la Quatrième conférence des Nations Unies sur les femmes de Pékin vient très justement de le rappeler en qualifiant les droits des femmes comme étant indissociables des droits de l'homme, doivent être reconnus et renforcés dans leur mise en oeuvre.

L'application des conventions internationales qui concernent ces droits sont un élément essentiel de ce renforcement. Les comités créés en vertu de ces instruments sont au centre de ce processus et des dispositifs mis en place. I1 faut leur donner les moyens d'agir et de réagir.

Le Gouvernement monégasque se sent particulièrement concerné par l 'application de la Convention relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989 et par la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale du 21 décembre 1965 à laquelle la Principauté de Monaco vient d'adhérer.

La condition humaine dans la société du 21ème siècle qui se prépare, dépendra pour une large part, du respect des droits civils et politiques mais aussi de la promotion des droits économiques, sociaux et culturels.

C'est donc aussi en terme de droits de l'homme, comme l'a rappelé la Déclaration adaptée par la Conférence de Vienne en 1993, que doit s'exprimer le développement.

Le récent Sommet mondial pour le développement social tenu à Copenhague a abondé dans ce sens. Mon Gouvernement a noté avec intérêt, les conclusions de ce Sommet comme celles de la Quatrième Conférence des Nations Unies sur les femmes qui vient de s'achever à Pékin.

Tous ces travaux Nous amènent à penser, avec le Secrétaire général, que le développement doit être reconnu comme la tâche première de Notre temps.

Il doit se donner comme objectif fondamental, l'amélioration des conditions de vie des populations, partout dans le monde, y compris dans les pays développés où une part de plus en plus large de celles-ci se trouve exclue des bienfaits du progrès.

La satisfaction des besoins prioritaires, l'élimination de la pauvreté, de la faim, de la maladie, de l'ignorance doivent être poursuivies sans relâche et avec tous les moyens disponibles.

Le Gouvernement monégasque consacre des ressources importantes aux aides sociales notamment en faveur des femmes et des enfants les plus déshérités.

La célébration, en 1996, de l'année internationale pour l'élimination de la pauvreté fournira une excellente occasion pour renforcer la mise en oeuvre de ces recommandations.

Les travaux récents consacrés à l'Agenda pour le développement ont été suivis avec attention. Pour la Principauté de Monaco, le développement doit être avant tout durable, bâti sur des échanges économiques équilibrés, une intégration régionale harmonieuse et une protection attentive de l'environnement.

La mise en oeuvre de l'Agenda 21, des Conventions et des résolutions adoptées à Rio de Janeiro en faveur du développement et de l'environnement est à nos yeux une priorité.

Notre Assemblée générale a décidé de célébrer, en 1998, l'année des océans. Vous comprendrez que les monégasques, comme tous les peuples attachés à la mer, attendent avec impatience cet événement.

Par son histoire, ses traditions, son économie, Monaco comme de nombreux autres Etats dans le monde, dépend pour une large part de la mer et de ses ressources, qu'elles soient halieutiques, commerciales, touristiques ou encore industrielles.

La protection de ce précieux élément contre toutes les formes de pollution ou d'exploitation inconsidérées reste une préoccupation majeure. Des efforts suffisants doivent être engagés tant au niveau régional qu'international. La Principauté de Monaco s'y emploie en Méditerranée en coopération notamment avec ses voisins les plus proches, la France et l'Italie, dans le cadre d'accords internationaux aux objectifs pratiques et concrets.

1998, devrait être l'occasion d'une prise de conscience accrue et du lancement de nouveaux programmes interdisciplinaires et parfaitement planifiés de manière à ce que le siècle prochain ne connaisse pas une aggravation irréversible de l'état des mers et des océans.

Nous Nous félicitons, à cet égard, que le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) soit disposé à assurer le Secrétariat du programme d'action mondial pour la protection du milieu marin contre la pollution d'origine tellurique.

Le Gouvernement monégasque pourrait être intéressé à ce programme et à toute action menée en vue d'éliminer des milieux marins les polluants organiques rémanents.

Le Musée océanographique de Monaco s'est associé à l'initiative internationale pour la défense des récifs coralliens. Une exposition a été organisée à leur sujet afin de sensibiliser le public à la nécessité de protéger les coraux qui sont particulièrement sensibles à toutes les formes de pollution et réclament un milieu sain et protégé pour se développer. Le programme du PNUE relatif aux mers régionales qui s'y consacrera mérite d'être encouragé.

Pour terminer, Monsieur le Président, il Me semble impossible de ne pas mentionner la crise financière, très grave, que traverse actuellement l'Organisation. Les mesures prises par le Secrétaire général ne sont que palliatives.

Si tous les Etats membres respectaient leurs engagements, le problème n'existerait pas. I1 n'y aurait aucun besoin de groupes de travail ou de comités d'experts qui entraînent, en fin de compte, des dépenses supplémentaires à la charge de l'Organisation.

En M'inspirant d'une phrase d'un homme politique célèbre, Je conclurai en disant que les Nations Unies comme les Nations ont le sort qu'elles se font. Rien d'heureux ne leur vient du hasard. Ceux qui les servent sont ceux qui développent leur force profonde.