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Discours

Intervention de la délégation monégasque lors de la réunion du des Etats parties à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer

Intervention de: Mme Valérie Bruell-Melchior

13 juin 2014

Monsieur le Président,

Quil me soit permis de remercier le Secrétaire général pour son rapport et saisir cette opportunité de féliciter la Division des affaires maritimes et du droit de la mer pour leur excellent travail et leur soutien continu pour toutes les réunions ayant trait aux océans et aux mers.

Lors de lannée qui vient de sécouler, nous avons à nouveau eu loccasion de rappeler limportance cruciale de la Convention dans tous les aspects qui ont trait aux océans et aux mers, notamment la paix et la sécurité internationales, le règlement pacifique des différends, et la sécurité alimentaire, qui a été lobjet de la 15ème réunion du Processus consultatif informel ouvert à tous sur les océans et le droit de la mer (UNICPOLOS).

Le caractère visionnaire de la Convention, axé sur la science et le développement doit nous amener à répondre aux nouveaux enjeux et défis auxquels sont confrontés nos océans, plus que jamais vulnérables. Ce sont par exemple, la surpêche, la pêche illégale, non déclarée et non règlementée, les pollutions en tout genre, les espèces invasives, la dégradation des habitats, les changements climatiques, lacidification des océans et la disparition despèces marines.

Cest spécifiquement sur ce dernier point que ma délégation tient à réitérer limportance de mettre pleinement en Suvre la Convention et atteindre notre objectif commun de gestion durable et de préservation de toutes les ressources marines.

Le rapport du Secrétaire général a mis en exergue les préoccupations que soulève lutilisation de mammifères marins à des fins alimentaires, notamment en terme de durabilité et de sécurité alimentaire. Ces préoccupations ont ainsi suscité ladhésion à un moratoire international sur la chasse commerciale à la baleine depuis 1986.

Toutefois, de nombreuses espèces de cétacés migrateurs ne bénéficient pas dun régime mondial contraignant les protégeant. En effet, lannexe 1 de la Convention identifie 75 espèces de cétacés marins, dont seulement 17 sont gérées par la Commission Baleinière internationale.

Il en résulte quil nexiste pas dinstrument international contraignant pour protéger les 58 autres et nous observons dores et déjà un déclin de ces espèces qui peut être préoccupant, du fait notamment de prises accidentelles, de collision avec les navires et de diverses formes de pollution. LUICN (Union internationale pour la conservation de la nature) a dailleurs listé certaines de ces espèces comme étant menacées et la majorité comme étant data- deficient.

Au-delà de ces pratiques anthropiques destructives, il nous appartient de considérer certains faits préoccupants comme les proliférations de méduses dans locéan mondial chiffrées en millions de tonnes, signalée par ma delegation lors de la dernière réunion du processus consultatif informel ouvert à tous sur les oceans.

Ces proliférations ont des effets drastiques notamment en perturbant les chaînes alimentaires marines via la consommation dSufs et larves de poisson, en obstruant les filets de pêche tout en menaçant le tourisme côtier.

Cest cette situation inquiétante pour léquilibre de nos océans qui mènera ma délégation à promouvoir la conservation et la gestion des mammifères marins en haute mer conformément à lArticle 120 dans le cadre de la prochaine résolution omnibus sur les océans et le droit de la mer.

La préservation des mammifères marins constitue un enjeu trop important pour léquilibre des océans et des écosystèmes marins et ses conséquences sur la chaîne alimentaire et la sécurité alimentaire, pour continuer à être négligé.

Soyez assuré, Monsieur le Président, que ma délégation entend engager, à cet effet, des discussions constructives avec tous nos collègues

Je vous remercie.