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Discours

Allocution de Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II lors du Sommet Mondial de 2005


S.A.S. le Prince Albert II s'adressant
à l'Assemblée générale

15 septembre 2005

Video en Français

Messieurs les Présidents, Excellences, Mesdames et Messieurs,

C'est avec émotion et gratitude que je prends la parole devant vous, car j'ai en mémoire l'Hommage rendu à mon Père, le Prince Rainier III, par l'Assemblée générale le jour même de Son décès, le 6 avril dernier. Son attachement au multilatéralisme et sa conviction profonde dans le rôle irremplaçable de l'Organisation des Nations Unies ont été rappelés à juste titre et je tiens à déclarer que je partage sans réserve ses valeurs.

Mes pensées se tournent, avec sympathie, compassion et amitié, vers les Etats du sud des Etats-Unis, endeuillés par les ravages causés par l'ouragan Katrina, vers leurs familles et tous ceux que cette catastrophe naturelle laisse dans le désarroi.

Je suis heureux, aujourd'hui, d'apporter à l'Organisation des Nations Unies, avec de très nombreux Chefs d'État et de Gouvernement, un soutien résolu et confiant, en souhaitant vivement qu'elle puisse mener à son terme la réforme qui lui permettra de répondre aux menaces et aux défis de notre temps ainsi qu'à la nécessaire évolution de ses structures.

Je félicite le Président Jan ELIASSON dont l'élection coïncide heureusement avec le centenaire de la naissance de Dag HAMMARSKJÖLD, son illustre compatriote. J'exprime ma vive reconnaissance au Président Jean PING pour sa contribution exceptionnelle en faveur de la réforme de notre Organisation. Je veux enfin saluer l'inlassable dévouement du Secrétaire général, Kofi ANNAN. Sans leur ténacité, le document final qui nous est soumis et auquel Mon pays adhère n'aurait pu tracer la voie du renouvellement de l'ONU.

Nous vivons dans un monde d'interdépendance, où aucun pays ne peut prospérer sans les autres et où aucun État ne peut assurer seul sa protection. Sur la carte de ce monde, les directions que nous devons suivre sont désormais claires. Elles ont pour nom : Développement, Sécurité, Promotion des Droits de l'Homme.

Toutefois beaucoup de chemin reste à parcourir et il n'est pas tolérable que la misère, la famine et les maladies continuent à sévir en de si nombreuses régions du monde et en particulier en Afrique. C'est pourquoi j'ai tenu à ce que Monaco souscrive à la « Déclaration sur les sources innovatrices de financement du développement ».

Soyons persuadés que le Développement ne pourra prendre son envol que le jour où Nord et Sud décideront, ensemble, de consolider ses bases dans un climat de confiance et de transparence réciproques.

A cet égard, je réaffirme l'engagement de mon Pays en faveur des Objectifs du Millénaire pour le Développement : nous augmenterons sensiblement, au cours des prochaines années, notre aide publique au développement, en poursuivant la politique de coopération très engagée que, déjà, nous menons, soit directement, par des actions ciblées multilatérales et bilatérales, soit aux côtés d'organisations non gouvernementales performantes, que nous soutenons vigoureusement.


Messieurs les Présidents,

Favoriser le Développement ne signifie pas sacrifier l'environnement ! Conscients des responsabilités qui nous incombent à l'égard des pays les moins favorisés, n'aggravons pas pour autant les déséquilibres de la planète. Pensons aux générations qui nous suivent !

Depuis les expéditions océanographiques conduites, il y a une centaine d'années par mon aïeul, le Prince Albert Ier, Monaco a toujours été très attentif à la protection des océans et de la planète.

Le Prince Rainier III, mon Père, a encouragé les travaux de recherche dans ce domaine et l'établissement de zones marines protégées en Méditerranée.

J'ai moi-même souhaité récemment me rendre compte personnellement des conséquences, sur la faune et la flore, de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre et me suis rendu au Spitzberg, sur les traces du Prince Albert Ier. Cette expérience m'a profondément marqué car elle m'a permis de constater à quel point notre monde est blessé.

En ce qui me concerne, j'ai immédiatement demandé d'engager la procédure requise pour la ratification par Monaco du Protocole de Kyoto et de soutenir la transformation du Programme des Nations Unies pour l'Environnement en une agence spécialisée disposant d'un mandat élargi.

Nous devons également travailler à la réalisation du Plan d'Action adopté lors de la Conférence de Hyogo en renforçant la coopération internationale visant à mieux prévenir et réduire les risques liés aux catastrophes naturelles et nous doter aussi d'une organisation et de moyens plus efficaces afin de rendre ce monde plus sûr.


Messieurs les Présidents,

Face aux génocides, nettoyages ethniques et autres crimes contre l'humanité, nous devons adopter le principe de « la responsabilité de protéger » comme fondement de l'action collective. Je ne puis que souscrire à l'opinion souvent exprimée que la communauté internationale a le devoir d'agir pour protéger les populations en danger lorsque cette responsabilité n'est assumée ni par l'État concerné, ni par l'organisation régionale à laquelle il appartient.

La communauté internationale se doit également d'assumer la responsabilité de protéger les enfants contre les crimes odieux dont ils sont les victimes, et au-delà des dispositions conventionnelles existantes, il me paraît indispensable d'adopter des règles destinées à éviter que les auteurs de ces crimes ne restent impunis.

C'est avec la plus grande détermination que je condamne également le recours au terrorisme qui, profanant principes religieux et moraux, frappe, de manière préméditée, des êtres humains sans défense et parmi eux, très souvent, trop souvent, des enfants. Combattons-le et finalisons sans tarder la Convention générale contre le terrorisme, comme nous avons déjà su le faire avec la Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire, que je viens de signer.

Établissons enfin les bases d'un « Partenariat entre les Civilisations » qui repose sur un vrai dialogue. C'est là la voie des sages de ce monde, seul moyen de mettre fin aux conflits et de désamorcer les crises qui déchirent nos sociétés contemporaines.

Je vous remercie de votre attention.